Dhurandhar: The Revenge est actuellement disponible dans les cinémas. Partout.
Oui, partout. Donc non, cette fois, pas besoin de chercher des versions ailleurs, pas besoin d’attendre, pas besoin de se dire “dommage, ça ne sort pas en France”.
Grâce à Friday Entertainment, ces films pour lesquels on devait s’organiser, se déplacer, parfois même traverser des villes, juste pour vivre une vraie séance, on les a dans nos cinémas.
Vous hésitez encore à aller le voir ? Alors lisez ça, et décidez ensuite.
Parce que ce film n’est pas un “film Bollywood” comme on vous l’a trop souvent vendu. C’est une machine de cinéma. Une montée d’adrénaline.
Un film capable de vous tenir en haleine pendant près de 4 heures sans jamais vous lâcher. Oui, 4 heures. Et non, vous ne verrez pas le temps passer.
Du cliché au choc : pourquoi Dhurandhar 2 redéfinit le genre
On a trop longtemps réduit le cinéma d’action indien à une caricature paresseuse. Des voitures qui volent. Des héros invincibles. Des scènes “trop” grandes pour être prises au sérieux. Puis arrive Dhurandhar: The Revenge, autrement dit Dhurandhar 2, et soudain, le regard change. Parce qu’ici, il ne s’agit pas d’un simple blockbuster de plus. Il s’agit d’une démonstration de cinéma. D’un film-fleuve de 229 minutes, sorti le 19 mars 2026, pensé comme une montée d’adrénaline continue, porté par Aditya Dhar, avec Ranveer Singh, Arjun Rampal, Sanjay Dutt, R. Madhavan et Sara Arjun au casting.
La vraie question n’est donc plus : “est-ce un film Bollywood ?”
La vraie question, c’est : combien de films d’action, où qu’ils soient produits, sont encore capables de vous happer pendant près de quatre heures sans vous laisser respirer ?
Le film ne cherche pas à ressembler à Hollywood.
Il fait quelque chose de plus audacieux : il se place au même niveau, et parfois au-dessus, oui bien au dessus ! Il cherche plutôt à rappeler qu’un grand film d’action n’a pas de nationalité quand il possède du souffle, du rythme, une vision et un vrai sens du spectacle.
229 minutes de cinéma et pas une seconde de trop
Avec ses 229 minutes, le film aurait pu sombrer dans l’excès.
Il choisit au contraire la maîtrise.
Chaque scène semble construite pour maintenir une pression constante. Chaque silence prépare une explosion. Chaque mouvement a un poids.
Et c’est là que réside la véritable prouesse :
tenir un spectateur en apnée pendant près de quatre heures. Sans relâche. Sans fatigue. Sans ennui.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’ambition. Dhurandhar: The Revenge n’a pas été conçu comme une suite paresseuse chargée de répéter les recettes du premier film. Il a été pensé plus grand, plus dense, plus tendu.
Ranveer Singh au centre d’un véritable dispositif de tension
Un grand film d’action a besoin d’un centre de gravité. Ici, ce centre, c’est Ranveer Singh. Et il ne se contente pas d’occuper l’écran : il l’absorbe. Le film repose sur sa présence, son énergie, sa capacité à faire exister la rage, l’usure, la détermination, parfois même dans un simple regard. Autour de lui, Arjun Rampal, Sanjay Dutt, R. Madhavan et Sara Arjun composent un casting dont la puissance tient aussi à la diversité des présences et des registres.

C’est d’ailleurs l’une des grandes forces du film : faire exister ses visages. Donner à chaque apparition une densité. Donner aux confrontations un relief presque physique. On n’est pas dans une succession mécanique de scènes d’action ; on est dans une dramaturgie de la confrontation, où les corps, les silences et les ruptures de rythme ont autant d’importance que les coups de feu.
Une bande-son INCROYABLE
Dans beaucoup de blockbusters, la musique illustre. Dans Dhurandhar 2, elle propulse. La partition est signée Shashwat Sachdev, et le film s’appuie aussi sur plusieurs titres qui ont déjà beaucoup fait parler d’eux, parmi lesquels “Aari Aari”, “Main Aur Tu” et d’autres morceaux devenus viraux autour de la sortie du film. Des articles récents ont d’ailleurs souligné la manière dont la bande originale jongle entre énergie contemporaine, références rétro et efficacité narrative.
Pour mes Algériens !
Et puis il y a cette surprise. Celle qu’on n’attend pas. Celle qui te fait sourire dans le noir d’une salle de cinéma. Parce que Dhurandhar : The Revenge ne se contente pas d’imposer une bande originale efficace il s’amuse avec la mémoire musicale collective. Et là, clairement, le film frappe fort.

Quand les premières notes de Didi de Khaled résonnent… pause. Oui, tu as bien entendu. Et en tant qu’Algérienne, je vais être honnête : je ne m’y attendais absolument pas.
Et pourtant, quel moment. Quel clin d’œil. Quel plaisir presque inattendu.
C’est simple : rien que pour ça, tous les Algériens devraient aller voir ce film ! Pas négociable.
Parce que ce n’est pas juste un sample ou une référence paresseuse. C’est une vraie intégration, un hommage presque instinctif, qui rappelle que le cinéma indien a toujours eu cette capacité unique à absorber les influences, à les transformer, à les faire vivre autrement.
Et le film ne s’arrête pas là. On y retrouve aussi des inspirations puisées dans l’héritage musical de Nusrat Fateh Ali Khan, dont l’empreinte traverse certaines compositions avec cette intensité spirituelle, presque transcendante, qui donne aux scènes une profondeur inattendue.
Et comme si cela ne suffisait pas, Dhurandhar 2 ose aussi convoquer des sonorités beaucoup plus inattendues jusqu’à faire résonner des vibes proches de Rasputin de Boney M., injectant au film une énergie pop, presque disco, qui casse les codes et apporte une dimension encore plus spectaculaire à certaines séquences.
Regarder le film pour son cinéma, uniquement pour son cinéma
Oui, le film a suscité des débats. Oui, certaines dimensions du récit ont provoqué des controverses, notamment autour de sa lecture politique. Mais ici, parlons clairement : ce n’est pas sous cet angle que nous choisissons de regarder le film. Ce qui nous intéresse, c’est son langage de cinéma. Sa fabrication. Son souffle. Sa capacité à bâtir une expérience spectaculaire, physique, immersive.
Autrement dit : on peut parfaitement choisir de se concentrer sur ce que Dhurandhar 2 réussit sur le plan purement cinématographique. Et sur ce terrain-là, il a de sérieux arguments. Une mise en scène ambitieuse. Une durée assumée. Un casting massif. Une bande-son pensée pour marquer. Une direction visuelle qui cherche la puissance et non la facilité.
Dhurandhar 2 n’est pas “juste un film Bollywood”
Il est temps de sortir de cette vieille condescendance qui consiste à ranger le cinéma indien dans une case folklorique pendant qu’on réserve le prestige aux productions occidentales. Dhurandhar 2 rappelle une chose essentielle : le grand spectacle n’appartient à personne. Quand un film a du souffle, de la mise en scène, une vision et une vraie ambition sensorielle, il peut rivaliser avec n’importe quelle machine hollywoodienne — et parfois la dépasser en intensité.
Parce qu’au fond, combien de films aujourd’hui peuvent encore vous faire sentir la salle, le son, la tension, le temps qui s’étire puis explose, sans jamais vous lâcher ?
Très peu.
Et c’est précisément pour cela que Dhurandhar 2 mérite d’être vu : non pas comme une curiosité exotique, mais comme un grand film d’action contemporain.
Et le public ne s’y est pas trompé. En une semaine, le film a dépassé le cap des 1 000 crores de recettes mondiales, confirmant qu’il ne s’agissait pas d’un simple phénomène de curiosité, mais d’un vrai rendez-vous populaire et cinématographique.




