Le film Ek Deewane Ki Deewaniyat suit l’histoire de Vikramaditya Bhosle, un homme politique puissant, profondément marqué par l’amour, dont la passion dévorante pour l’actrice populaire Adaa Rhandhawa bouleverse l’équilibre de leurs vies. Entre attirance intense, incompréhensions et déséquilibre émotionnel, le film dépeint une relation où l’amour devient un terrain dangereux, oscillant entre romantisme et obsession.
Un drame théâtral
La réalisation de Milap Zaveri s’inspire fortement des codes des dramas télévisés indiens : ralentis omniprésents, entrées théâtrales appuyées par une BGM insistante et émotions surlignées.
Si l’esthétique est soignée et parfois séduisante, l’excès alourdit certaines scènes, au détriment de la subtilité et du rythme narratif. Les dialogues alternent entre répliques marquantes et passages plus faibles, laissant une impression d’inachèvement.
Un couple vedette
La force principale du film réside dans son couple vedette : Harshvardhan Rane retrouve un rôle d’amant intense, un vrai plaisir pour ses fans, qu’il incarne avec charisme, conviction et sensibilité. Face à lui, Sonam Bajwa s’impose par son élégance et son magnétisme. Ensemble, ils portent l’intrigue avec sincérité. Leur alchimie, parfois conflictuelle et chargée d’émotions, domine chaque scène. Shaad Randhawa, dans le rôle de l’ami fidèle, complète solidement le duo principal.
Une BO sublime
La bande-son est un véritable pilier émotionnel du film, donnant à l’histoire une dimension musicale qui la sublime. Le titre principal de Vishal Mishra en est l’exemple phare grâce à sa mélodie et ses paroles, tandis que Bol Kaffara Kya Hoga, déjà populaire, bénéficie d’un clip magnifié par le film. Mera Hua, interprété par Arijit Singh et Shreya Ghoshal, ainsi que Khoobsurat de Jubin Nautiyal, transmettent avec justesse les sentiments.
Une morale claire
L’histoire de Vikramaditya et Adaa invite à réfléchir sur le consentement émotionnel et le respect du choix de l’autre. Un dialogue présent au cinéma, comparant Vikramaditya à « Raavan », l’antagoniste mythique du Ramayana, a été supprimé lors de la sortie streaming, probablement pour ne pas offenser certaines croyances religieuses. Dommage, car cette métaphore se prêtait parfaitement à une réflexion sur les limites du désir et la frontière fragile entre amour passionnel et obsession destructrice.




